04. Développer la formation et l’apprentissage

L’orientation

Lorsque 80 % d’une classe d’âge arrive au baccalauréat, nombreux sont nos enfants qui se perdent ensuite dans des formations universitaires inadaptées qu’ils abandonnent. Fort de ce constat, il convient de développer massivement nos efforts d’orientation et cela dès le collège.
C’est pourquoi je demanderai que soit présenté au moment de l’inscription dans une filière universitaire ou professionnelle, les résultats des élèves sur les trois années précédentes : combien sont allés au bout, combien ont trouvé un emploi ou poursuivent des cursus supérieurs ?
J’appuierai le rétablissement des classes bi-langues au collège dans le cadre du parcours européen. Je souhaite que l’on rétablisse également les études dirigées en faisant appel à des bénévoles et des étudiants.

Enfin, au collège comme au lycée, je souhaite rétablir le dispositif d’accompagnement éducatif après la classe, et mettre en œuvre dans tous les établissements des études dirigées encadrées par des étudiants. Je souhaite comme en primaire que l’on puisse proposer des stages de remise à niveau pour les collégiens les plus en difficulté.

 

L’enseignement professionnel et l’apprentissage

L’enseignement professionnel et l’apprentissage doivent être considérés comme des atouts à part entière de notre système éducatif. Ils doivent être valorisés au premier chef par l’effort d’orientation.

L’apprentissage doit retrouver ses lettres de noblesse, car il s’agit là d’une filière d’excellence.
Aujourd’hui, en France, l’apprentissage concerne 15 % d’une classe d’âge contre 30 % en Allemagne. Dans notre région, le chômage des jeunes de moins de 25 ans est de 25 %. Or les jeunes apprentis ont en moyenne 20 % de plus de chance de trouver un emploi qu’en formation par voie scolaire. Ce chiffre atteint 50 % pour les formations professionnelles.

Pour faciliter l’emploi d’apprentis, nous rassemblerons toutes les aides en une seule. Je demanderai que l’on affecte toute la taxe d’apprentissage au développement de ce dispositif ce qui représente plus de 600 millions d’Euros par an. Il s’agira de rémunérer comme il se doit le travail des formateurs qui œuvrent au développement de l’apprentissage, ceux qui prospectent nos entreprises pour trouver des contrats d’apprentissage à nos jeunes, tout en leur fournissant des moyens modernes de prospection. Aujourd’hui seuls 9,5 % des apprentis ont trouvé leur contrat grâce à leur école, 3,3 % grâce aux missions locales, au pôle emploi ou aux chambres de métiers.

Nos branches professionnelles se doivent d’être impliquées dans la définition des programmes et l’organisation des formations si nous voulons nous assurer de leur intérêt pour l’apprentissage. Il faut que nos apprentis puissent évoluer aisément vers des niveaux d’ingénieur par la filière apprentissage, cela sous-entend de développer des partenariats entre les CFA, les universités et les écoles supérieures. Enfin je souhaite que nos apprentis puissent avoir la possibilité de profiter du dispositif Erasmus comme les autres étudiants.

Sur notre territoire, dans tous nos lycées j’agirai avec l’Etat et le Conseil Régional des Hauts de France pour créer et développer nos Unités de Formation par Apprentissage, car il est de notre devoir de lutter efficacement contre le chômage de nos jeunes et de donner par le travail de réelles perspectives d’avenir à nos enfants.

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