Alain Duchesne

Au moment de présenter ma candidature aux élections législatives,
je me dois de vous dire d’où je viens et quelles sont mes convictions.

Agé aujourd’hui de 49 ans, je suis né en Thiérache à Vervins dans l’Aisne, d’un père employé dans les assurances et d’une mère assistante maternelle. Mes grands-parents étaient agriculteurs. J’y ai vécu avec ma sœur et mes trois frères une enfance heureuse, active et engagée. Mon père étant directeur de l’école de Musique, je suis entré très jeune dans l’harmonie municipale qu’il dirigeait et qui comptait près de cent musiciens. Passionné de sport, j’ai joué de nombreuses années dans l’équipe de football de ma ville natale.

Mes parents ont toujours attaché beaucoup d’importance à notre réussite scolaire et à notre ouverture sur le monde. Dès mon adolescence, j’ai manifesté un intérêt marqué pour celui de l’économie, et me souviens des longues  discussions avec mon père qui venaient prolonger les débats des émissions de 7/7 ou de l’Heure de vérité. Après l’obtention de mon baccalauréat, je suis entré à l’Université de Lille I où j’ai suivi naturellement tout le cursus de sciences économiques. En 1992, à la grande fierté de mes parents, je suis reçu au concours d’entrée de la Musique de première classe du 43ème RI de Lille, en tant que trompettiste : j’intègre alors l’orchestre de jazz et le quintette de cuivre de cette prestigieuse formation militaire. Dans le même temps, j’obtiens une maîtrise de sciences économiques.

L’année 1993 marque la fin de mon service national. Je poursuis mes études à la faculté, obtiens mon DEA et intègre l’école doctorale. C’est à cette période, dans un contexte politico-économique particulièrement sensible, que je décide de rejoindre l’UDF et François BAYROU, mû par le souhait d’agir et d’encourager de vrais changements sur le terrain.

Après mes études supérieures, je deviens professeur de Macroéconomie et de Comptabilité Nationale dans une des deux plus grandes écoles de commerce de Lille, concrétisant une ambition de devenir enseignant née dès le lycée. Très tôt passionné par le dispositif d’apprentissage, je deviens également formateur dans une Unité de Formation par Apprentissage de la métropole de Lille ; ce qui me vaudra de siéger au Conseil Académique de Perfectionnement de l’apprentissage et d’être auditionné au Sénat dans le cadre du projet de loi sur la cohésion sociale de Jean Louis BORLOO.
C’est en 2001 que je m’installe avec ma compagne Frédérique à Tourmignies, commune pour laquelle je nourris depuis un profond attachement. Ensemble, avec nos deux enfants Camille et Chloé, nous vivons dans ce petit village au cœur de la Pévèle qui n’est pas sans me rappeler ma Thiérache natale. En 2005 j’y suis élu Maire. Cette commune de près de 1000 habitants conjugue une richesse environnementale et patrimoniale singulière en Pévèle, en témoigne par exemple l’inscription obtenue en 2012 du « Pavillon le petit rouge » aux Monuments Historiques.

Depuis lors, avec mon conseil municipal, je n’ai eu de cesse que de révéler ce patrimoine rare et de le protéger contre des intérêts bien souvent plus pécuniaires qu’historiques ou environnementaux. J’ai toujours cherché dans la gestion de cette commune le bien-être des habitants sans me soucier de l’orientation politique des décisions et sans même savoir de quelles obédiences étaient mes conseillers municipaux. Avec mon équipe, nous avons mis en œuvre les premiers logements à loyers modérés, favorisé l’arrivée d’un béguinage pour les personnes âgées, créé un Espace Polyvalent en Haut Qualité Environnementale permettant d’assurer  la pratique des arts et du sport ainsi que l’ouverture d’un nouveau restaurant scolaire. Nous avons également réhabilité et sécurisé la route départementale qui traverse le village et amélioré ses abords, et avons favorisé l’arrivée de la fibre optique : autant d’exemples d’actions concrètes menées collectivement sur le terrain, et ce sans augmentation d’impôts depuis 2005, conjuguée à un taux d’endettement de la commune en diminution.

Tout cela n’a été possible que parce que nous sommes guidés par une volonté d’agir pour le bien des gens. A aucun moment je me suis soucié de savoir si les décisions que nous prenions étaient de gauche ou de droite, clivages qui ont, j’en suis persuadé, amené la France à son état actuel.
Défendre notre territoire comme j’ai toujours défendu ma commune, défendre les gens parce que je les aime, être présent sur le terrain pour faire remonter à Paris les enjeux de notre circonscription, c’est l’engagement que je prends avec vous ici. Bien sûr cette manière de faire, de rompre avec une vision de la politique vieille de plus d’un demi-siècle peut sembler surprenante, mais c’est d’une France rassemblée dont nous avons besoin pour relever le défi de la défense de nos entreprises et de nos emplois, de la transition écologique, de l’amélioration de notre bien-être et de celui des générations futures.  Les élus de notre circonscription et les services de l’État connaissent ma ténacité lorsqu’il s’agit de protéger des sites patrimonialement et écologiquement remarquables, ou encore lorsqu’il s’agit d’œuvrer pour aider nos jeunes à trouver un emploi ou une formation.
Je souhaite un État qui crée les conditions pour que chacun d’entre nous, par son travail, puisse choisir sa destinée. Cette notion d’Etat qui nous protège et qui nous libère est un des fondements du projet porté par Emmanuel MACRON.

Ce sont là les valeurs auxquelles je crois et que je défendrai avec vous et pour vous si, demain, vous décidez de m’élire député de la 6ème circonscription du Nord.

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